Voila qui devait arriver... Comme le fut en son temps Internet à ses début, les critiques sur les modèles économiques du Web 2.0 continuent. Cet article venant de L'expansion en est un bon exemple.

"La banque d'affaires Close Brothers lance une charge contre les sociétés du « web 2.0 ». Ces sociétés sont valorisées « sur la base de multiples élevés de leur chiffre d'affaires » alors qu'elles sont encore loin d'être rentables, a estimé Cédric Baümer, directeur chez Close Brothers. En octobre, YouTube a été racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars, soit 6,6 fois son chiffre d'affaires 2006, alors qu'il est déficitaire et n'a pas de « modèle économique », a-t-il rappelé. Si l'on peut douter de leur capacité à devenir rentables, c'est qu'ils ont des difficultés à « monétiser leur contenu », les visiteurs se rendant sur ce type de sites étant, par définition, peu réceptifs à la publicité et à tout lien commercial, explique-t-il. Seuls les sites à très forte fréquentation, comme MySpace, devraient pouvoir générer de la marge car « ils pourront faire payer très cher le peu de publicité qu'ils auront », a estimé de son côté Virginie Lazès, directrice associée chez Close Brothers. Selon elle, les acteurs du « web 2.0 » deviendront une « composante incontournable » de tous les sites des médias mais « ne semblent pas viables à moyen terme » s'ils demeurent indépendants".

Oulaaa !